25 mars 10Eloge funèbre de Mme F. Lévêque

Conseil Communal du 25 mars 2010

 

 

 

Chers Collègues,

 

C’est avec une immense tristesse et une réelle révolte que les autorités communales, tout comme la population uccloise, ont pris connaissance des actes d’une extrême brutalité qui ont été commis par deux individus voulant dévaliser la bijouterie de Monsieur Rubin, ici présent, rue Vanderkindere et qui ont mené à la mort de Madame Lévêque, malheureuse mère de famille qui se trouvait à l’arrêt dans sa voiture au feu rouge du carrefour avenue Brugmann/rue Vanderkindere et qui fut abattue par les malfrats qui voulaient s’emparer de sa voiture afin de prendre la fuite.

 

Ces deux hommes, âgés de 20 et 24 ans, qui avaient un emploi stable, ont pris congé chez leurs employeurs respectifs pour commettre leurs méfaits. Ils attaquèrent Monsieur et Madame Rubin avec une extrême violence.

 

Ils lui arrachèrent son arme de défense, puis prirent la fuite en tirant dans la rue Vanderkindere qui, à cette heure, était pleine de monde.

Ils croisèrent la patrouille automobile des auxiliaires de Police Tiriolo et Antonopoulos qui entraient, à ce moment dans la rue Vanderkindere. Ceux-ci, qui n’étaient pas armés, n’écoutèrent que leur courage et, après avoir appelé les renforts et signalé la situation, décidèrent de poursuivre les deux malfrats. Ils firent donc marche-arrière pendant que les voleurs traversaient l’avenue Albert pour rejoindre l’avenue Brugmann.

 

C’est là qu’ils tentèrent de prendre la voiture de Madame Frédérique Lévêque malheureusement, à ce moment, à l’arrêt au feu rouge. Comme la porte de la voiture était fermée automatiquement, l’un d’entr’eux, porteur de l’arme, n’hésita pas une seconde et tira en direction de

Madame Lévêque ne laissant aucune chance à sa bien innocente victime.

 

Nous connaissons la suite.

Les agents Tiriolo et Antonopoulos entre-temps avaient pu faire demi-tour et, après avoir perdu de vue les deux voyous, entrèrent dans l’avenue Brugmann où, les apercevant à nouveau quittèrent leur véhicule pour les poursuivre à pied, les rattraper et procéder à leur arrestation.

 

En ces quelques instants, le policier motocycliste Van Walle arriva sur les lieux et dispensa les premiers soins à

Madame Frédérique Lévêque dans l’attente du SIAMU qui avait été alerté et qui, à son tour, mis tout en œuvre pour secourir et réanimer la malheureuse victime.

 

Chers Collègues,

 

Les enfants de Madame Lévêque sont ici présents tout comme leur papa. La Commune d’Uccle et la Zone de Police Uccle-Watermael-Boitsfort-Auderghem ont présenté à la famille de Madame Lévêque leurs condoléances les plus émues et un registre, ouvert à l’Hôtel Communal, recueillit de très nombreux témoignages de sympathie et de solidarité.

Chers enfants de Madame Lévêque,

 

Vous aviez une Maman fantastique, courageuse, positive, enthousiaste et aimante.

 

Le sort, le destin l’ont amenée à croiser le chemin de deux hommes ayant perdu le sens moral, le respect des autres.

 

Rien ne pourra vous la rendre.

 

Mais nous pouvons vous assurer de notre sympathie, de notre volonté de vous aider à traverser les mois difficiles qui vous seront nécessaires pour vous consoler, pour vous reconstruire, pour retrouver une vie normale, apaisée.

 

Chers Collègues,

 

Je vous invite maintenant à nous recueillir quelques instants à la mémoire de Madame Frédérique Lévêque.